L’origine de mon nom de famille et l’histoire mon prénom
Mon nom de fille cest Renée La Rochelle. On vient de la Bretagne. Je suis allée à la ville de La Rochelle en France. Cest une très belle ville, cest un port de mer magnifique.
Jai 72 ans. Mon parrain venait des États-unis et cétait la mode là-bas le prénom Renée et mon oncle qui était très original et il voulait absolument que je mappelle Renée. À cette époque-là ce n’était pas à la mode ici et tout le monde demandait à ma mère si elle avait eu un garçon.
Ma famille
Je suis née à Saint-Hyacinthe, la plus belle ville de fleurs. Jai déménagé quand jétais plus jeune et on est resté à Outremont et puis après je suis restée à Saint-Léonard.
Je viens dune famille de 11 enfants et maman était la seule fille, elle était très gâtée. Ses frères la gâtaient beaucoup. Je me souviens que ses frères nous contaient que cétait lhabitude dans lancien temps daller au marché. Alors maman, parait-il, quelle était à la caisse de la vente de légumes et que ses frères travaillaient aussi là. À la fin de la journée, maman demandait si elle pouvait prendre quelques sous mais il arrivait parfois qu’elle prenait tout largent et mes oncles la voyaient arriver le soir avec un grand chapeau de fourrure. Elle avait tout dépensé et ses frères ne disaient rien On disait souvent à maman qu’elle était t gâtée et elle répondait que si sa vie était à recommencer, elle la recommencerait
Mon père s’appelle Zéphirin La Rochelle. Tous les étés, comme on était une grande famille, on se rassemblait chez grand-maman à Sainte-Victoire près de Sorel. Les garçons aidaient à cette époque-là à faire les foins chez grand-papa. Grand-maman jouait de lorgue à léglise et puis son mari chantait à côté delle. Je relate ça parce que jétais jeune et je men souviens encore avec émotion. Les frères à papa se rassemblaient et chantaient aussi. Mon père avait une...
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L’origine de mon nom de famille et l’histoire mon prénom
Mon nom de fille cest Renée La Rochelle. On vient de la Bretagne. Je suis allée à la ville de La Rochelle en France. Cest une très belle ville, cest un port de mer magnifique.
Jai 72 ans. Mon parrain venait des États-unis et cétait la mode là-bas le prénom Renée et mon oncle qui était très original et il voulait absolument que je mappelle Renée. À cette époque-là ce n’était pas à la mode ici et tout le monde demandait à ma mère si elle avait eu un garçon.
Ma famille
Je suis née à Saint-Hyacinthe, la plus belle ville de fleurs. Jai déménagé quand jétais plus jeune et on est resté à Outremont et puis après je suis restée à Saint-Léonard.
Je viens dune famille de 11 enfants et maman était la seule fille, elle était très gâtée. Ses frères la gâtaient beaucoup. Je me souviens que ses frères nous contaient que cétait lhabitude dans lancien temps daller au marché. Alors maman, parait-il, quelle était à la caisse de la vente de légumes et que ses frères travaillaient aussi là. À la fin de la journée, maman demandait si elle pouvait prendre quelques sous mais il arrivait parfois qu’elle prenait tout largent et mes oncles la voyaient arriver le soir avec un grand chapeau de fourrure. Elle avait tout dépensé et ses frères ne disaient rien On disait souvent à maman qu’elle était t gâtée et elle répondait que si sa vie était à recommencer, elle la recommencerait
Mon père s’appelle Zéphirin La Rochelle. Tous les étés, comme on était une grande famille, on se rassemblait chez grand-maman à Sainte-Victoire près de Sorel. Les garçons aidaient à cette époque-là à faire les foins chez grand-papa. Grand-maman jouait de lorgue à léglise et puis son mari chantait à côté delle. Je relate ça parce que jétais jeune et je men souviens encore avec émotion. Les frères à papa se rassemblaient et chantaient aussi. Mon père avait une très belle voix, mes oncles aussi.
Cétait un très bel homme avec une prestance et comme il était un homme honnête, il avait beaucoup damis et beaucoup de clients. Cétait un homme daffaire. Au début, quand il est revenu des États-unis, il sest acheté une boucherie avec un autre monsieur. On était petits. Après il a été tout seul et il a vendu, on était à Saint-Hyacinthe à ce moment-là. Une des plus vieilles de mes soeurs a dit « Moi jaimerais ça faire des chapeaux ». Alors elle est venue à Montréal prendre des cours de chapeaux et on a ouvert un magasin de chapeaux à Saint-Hyacinthe.
Mon enfance
Jétais la plus jeune de la famille alors jai été gâtée Jétais exigeante aussi parce que jaimais les belles choses. Au collège, jai dit : « Papa jaimerais apprendre le ballet ». Vous savez avec 11 enfants et mes frères qui étaient au séminaire à Saint-Hyacinthe ce n’était pas facile. Mais il disait toujours que si cest pour léducation, il était toujours prêt à dépenser. On était gâtés malgré tout.
Mon éducation et formation
Jétais une femme daffaire. Jai été chez les guides, vous savez quand on va chez les guides cest le développement alors je fais encore partie des guides. On a une espèce de formation et de discipline quand on va dans ces mouvements-là, jen suis très fière.
J’ai fait mes études et quand jai eu finies, je restais encore à Saint-Hyacinthe à cette époque-là. Avec une amie à moi nous sommes venues faire un cours de modelingn à Montréal. Vous connaissez? Papa a accepté à condition quune semaine mon frère vienne nous reconduire à Montréal et que l’autre se soit le frère de mon amie.
Ensuite, je suis allée en psychologie et celui qui ma donné vraiment ma chance cest le frère de Madame Bourassa, Claude Simard. Jai rencontré Claude Simard et je lui ai dit : « À Sorel, il y a une très belle place qui va souvrir bientôt et jaimerais ça donner des cours de personnalité. ». Il ma répondu que peut-être ce n’était pas possible mais parce que c’était un club privé mais que je pouvais demander. J’ai obtenu l’autorisation et jai été là plusieurs années. Cétait des femmes charmantes et jai bien aimé ça puis ça a fait boule de neige et pendant 12 ans jai donné ces cours. J’allais partout où jétais demandée. Puis, je me suis mariée et mon mari était un peu fatigué que je parte tous les soirs donner des cours. Alors, un bon matin je me suis demandée si je pouvais le faire à Montréal.
Je me suis demandée si je pouvais donner des cours aux épouses des policiers de la ville de Montréal. Jai appelé la police de Montréal et ils mont dit que cala relevait de la fédération de la police car c’est eux qui organisent les loisirs mais ils m’ont tout de suite dit que ça c’était jamais fait. Alors, jai écrit et jai demandé deux minutes à lassemblée générale pour expliquer mon cours. Jai reçu une lettre avec une réponse positive. Jétais nerveuse parce que les policiers étaient tous des 6 pieds 5, des 6 pieds et 6. Je voyais que l’assemblée se terminait sans que j’aie fait mon intervention alors je leur ai dit que c’était intolérable. Savez-vous quoi? J’ai reçu une lettre après me disant que je pouvais revenir nimporte quand et qu’ils moffraient un local à la Fraternité de la police sur la rue Guilford. C’était une prouesse pour moi parce que cétait la première fois et en plus il me payait. Je suis restée plusieurs années. Jai fait des bals, des fashion shows, jai fait chanter les présidents de la police. J’ai écrit aussi dans la revue de la police. Jappelais ça Pêle-mêle où je donnais des conseils. Lannée suivante, j’ai reçu un téléphone des pompiers de la ville de Montréal me demandant si jétais capable daller donner les cours chez eux mais la police ont dit : « Non, madame vous êtes exclusive à nous autres ». Puis, il y a eu des élections et été un nouveau président a été élu et il m’a dit que si je voulais aller chez les pompiers, je pouvais y aller. Alors, j’y suis allée et jai donné des cours là-bas aussi. Ça a été des années vraiment enrichissantes pour moi et pour toutes les dames, on avait tellement de plaisir
Mon lien avec Rosemont
Cest quand je me suis mariée en 1960. Ça fait 45 ans que je suis mariée. J’ai marié un Ukrainien et la communauté ukrainienne, cest Rosemont La plus grosse communauté dans Rosemont-La Petite-Patrie cétait les Ukrainiens mais ils sont moins nombreux aujourd’hui parce que cest une population vieillissante.
Mon implication dans Rosemont : la résidence ukrainienne
Je me suis très impliquée dans la communauté ukrainienne même si je ne suis pas ukrainienne. En 1972, jai fondé la première chose : lâge dor ukrainien. Nous avons quasiment trois à quatre cents membres dans notre club dâge dor qui sappelle le Club Trident.
En 1979, je me suis présentée à lhôtel de ville et jai dit à monsieur le maire Drapeau : « Jaimerais construire une résidence pour personnes âgées ukrainiennes. ». Personne ne le savait à lexception de mon mari. Jai dit à mon mari que si je n’obtenais pas l’argent du gouvernement à quoi bon en parler.
Monsieur Drapeau m’a répondu de regarder où je voulais faire ça. Alors monsieur Yvon Lamarre, qui était son bras droit à lépoque, a dit qu’ils allaient sortir les papiers et les plans du quartier. Monsieur Lamarre m’a dit de me promener dans les rues. Alors je me promenais et je suis passée sur la 8e avenue où cétait toutes des vieilles clôture et des vieilles affaires et jai dit : « Mon doux cest là que je vas faire ça. ». Jai appelé tout de suite à lhôtel de ville pour annoncer au maire que j’avais trouvé une place sur les terrains de tennis de lécole Étienne Marius-Barbeau où cétait abandonné.
Le projet s’est fait en 1980, la rue n’était pas belle mais après quon ait construit notre maison toute la rue a changé, les gens se sont mis à faire des fleurs. On essaie de bien entretenir ça.
En 1991, j’ai constaté que les Ukrainiens de cette maison vieillissaient alors on a fait une deuxième maison où il y a des soins et des services à côté. La résidence ukrainienne, en 1980, cétait un bloc de 83 appartements, nous avons à peu près 95% des Ukrainiens qui habitent cette résidence et de lautre à côté ce sont 56 studios avec des services et des soins. Ce sont des projets qui me tiennent très à coeur et je suis encore ladministratrice de ces projets.
Quand monsieur le maire Drapeau était au pouvoir, jai travaillé beaucoup avec lui. Monsieur Drapeau aimait beaucoup Rosemont et les Ukrainiens Alors, j’en ai aussi profité et jai demandé à monsieur le maire Drapeau si c’était possible de changer le nom du parc Campbell pour le parc de lUkraine. On a fait les démarches et on a eu une bonne nouvelle : la famille, la succession Campbell, nous a octroyés la permission de changer le nom du parc.
Un évènement important
On a fêté monsieur le maire Drapeau à la paroisse ukrainienne. On était 600 invités, il y avait même du monde dehors. Il a fallu quon aille chercher des assiettes et des couteaux à notre autre paroisse à Sainte-Sophie. Une entreprise italienne sur la rue Ontario a fait le gâteau pour monsieur le maire. Ils nous ont fait un gâteau grand comme une table (trois pieds par six pieds). Il y avait six cuisiniers et le chef qui devaient le porter.
Un individu important
Jean Drapeau Il aimait Rosemont Il est toujours resté à Rosemont dans sa petite maison avec madame Drapeau que jai très bien connu.
Qu’est-ce qui distingue Rosemont?
Il y a des édifices qui sont riches dans Rosemont. Le collège Jean Hude, par exemple. Je pense que c’est un édifice qui nous donne un peu de prestige, cest un très beau collège. On a un parc et je pense qu’il va y avoir un agrandissement, enfin espérons-le. On a aussi le collège de Rosemont. Je pense quon a des institutions de valeur dans Rosemont.
Je trouve que Rosemont est accueillant, les gens sont sympathiques, cest un beau quartier. Les gens aiment habiter Rosemont et c’est un secteur de Montréal où il est bon à habiter.
- Renée Chumak
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